Epicure hors les murs

Le journal Le Point consacre son dernier numéro de sa collection "Références" à "un éloge de la vie simple" et passe en revue les discours de ceux qui, depuis l'Antiquité, promeuvent une idée du bonheur qui rime avec modération sans pour autant signifier privation.

Si l'on songe aux textes d'Epicure que vous êtes en train d'étudier, il apparaît nettement que le bonheur est celui de l'âme et du corps non pas submergés de biens, de richesses, plongés dans un banquet perpétuel, mais s'affirme comme la possibilité d'un plaisir omniprésent car maîtrisé.

Si Ménécée est le discipline contemporain le plus célèbre d'Epicure, d'autres semblent avoir bien retenu la leçon du Maitre, qui prône une philosophie vivante, voie d'accès au bonheur.

Voici l'intervention de Pierre Rabhi. L'homme n'est à proprement parler pas philosophe, mais il tient un discours qui trouve de plus en plus d'écho dans la société civile, qu'il incite à une "sobriété heureuse", tranchant nettement avec le mot d'ordre des sociétés occidentales contemporaines, largement bercées par la publicité, chargée d'accorder bonheur et consommation.

Libre à vous de vous forger une opinion sur l'engagement de PIerre Rabhi.

Ce qui m’intéresse ici est de vous livrer à un petit exercice de repérage (voir les passages surlignés) : n'y a-t-il pas comme une troublante ressemblance entre le diagnostic du malheur humain selon le fondateur du Jardin, au quatrième siècle avant Jésus-Christ, et l'agriculteur soucieux de l'environnement et du bien-être du plus grand nombre du vingt-et-unième siècle? A plusieurs siècles d'intervalle, il apparaît que la philosophie s'ancre décidément dans la vie, la guide, et qui sait? pourrait la rendre un tout petit peu, si ce n'est plus heureuse, du moins, plus lucide.

Tag(s) : #TSTL, #TSINEE

Partager cet article

Repost 0